Mais en fait, le match, c’est bien ?

J’ai critiqué de nombreuses fois le Match d’impro. Pour de nombreuses raisons… Pour mieux connaître la bête, j’ai acheté Impro I et II, de Robert Gravel et Jan-Marc Lavergne, m’attendant à lever régulièrement les yeux aux ciel pendant ma lecture…

Je viens de recevoir le livre, et feuillant les premières pages, le livre remporte déjà mon adhésion…

Non pas par la puissance de l’argument, mais bien parce que je suis déjà d’accord avec Gravel sur les principes de bases de l’impro.

Dès les premières pages, il a borde 3 notions qui me paraissent centrales et essentielles : la spontanéité, le risque, et la présence !

La représentation doit être traversée par un courant de spontanéité qui doit électriser le spectateur.

La pratique de l’improvisation doit briser le comédien, le rendre disponible à l’acte théâtral, souple face au jeu.

Il n’est pas un exécutant qui se protège derrière son “savoir-faire”, derrière des trucs ou des recettes, mais un être vivant qui RISQUE (note de moi : le mot est bien en majuscule dans le texte) et dont la voix et le corps vibrent sous le choc de la poésie de l’auteur d’une manière constamment renouvelée !

Peut-être qu’effectivement, ce qui est cassé dans le match, c’est sa transmission et son enseignement.

J’ai appris ce week-end que la faute de cliché était née lorsqu’ils ont joué à la télévision et qu’ils n’y avaient pas le droit de prononcer des noms de marques. Les gens l’ont reprise, lui trouvant toute sorte de justification alors qu’elle n’était pas là ni à l’origine, ni dans d’autres contextes, juste pour la télévision…

Réflexions , , ,

6 comments


  1. Ian

    Moi aussi j’adore les bouquins de Gravel ! Même si sur les principes directeurs, c’est très inspirant, sur le “comment”, ça reste très flou.

  2. Miolon

    “J’ai acheté Impro I et II, de Robert Gravel et Jan-Marc Lavergne”
    Ah bon?
    C’est finalement encore possible?
    Tu aurais les références? Genre éditeur et tout ça? Ou bien c’était d’occase?
    Merci d’avance et dans la foulée merci aussi pour tes réflexions, c’est toujours un plaisir de te lire!

  3. Jan-Marc Lavergne

    “J’ai appris ce week-end que la faute de cliché était née lorsqu’ils ont joué à la télévision et qu’ils n’y avaient pas le droit de prononcer des noms de marques.”

    Complètement faux! Là encore un problème de transmission. C’est le téléphone arabe… la copie vidéo 15e génération… tout se transforme, selon la compréhension du dernier messager.

    Jamais la pénalité de cliché n’a été motivé par l’utilisation d’un nom de marque. Sauf peut-être si l’utilisation d’un nom de marque devenait cliché dans le contexte de la situation développée. Nuance, il me semble.

    La LNI à la télévision jouissait d’une liberté pleine et entière; aucune consigne et aucune censure sur le contenu des impros. Que voulez-vous, on n’était pas produit par Catherine Barma. On était jeune, libre et heureux.

    Jan-Marc Lavergne

  4. Ouardane

    Merci pour cette précision, il me semblait que le livre “30 ans de match d’impro racontait cela”, effectivement peut être pas à la télévision canadienne ?

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